Chanson trouée

By Eiffel

On Foule monstre

Released on September 3, 2012

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Allez viens on se saoule

Dès lors que les étoiles filent leur mauvais coton

Tripons aux vents maboules

Crème de jobardise aux armes d’attraction

Massives.Quand soudain un charme m’effeuille

J’ai rendez-vous dans ton oeil

Mon corps, un frisson d’irréel

Le temps d’y voir trente-six chandelles

Tournoyez

Carrousels

Et si nos voix sont cabossées

Que la chanson est trouée ... Au moins

Il y souffle encore un peu d’air

Tu peux respirer

Nous, rois de rien, princes de nulle part

Si l’on pèse un rêve tout mouillé ... Au moins

De la chanson trouée, dare-dare

On peut s’échapper

Maintenant le déluge

Flottez enseignes aux néons

Et si l’air se crève de tonnerre, dalles en pente, on écluse

Loin des Eldorados, des méduses, des Néron

Qui au fond de noirs couloirs d’échos

Oubliaient que terre n’est qu’eau

Perchés en haut d’un Golgotha

Scrutant le monde par le Judas

Surfez

Colin-maillards

Et si nos voix sont cabossées

Que la chanson est trouée ... Au moins

Il y souffle encore un peu d’air

Tu peux respirer

Nous, rois de rien, princes de nulle part

Si l’on pèse un rêve tout mouillé ... Au moins

De la chanson trouée, dare-dare

On peut s’échapper

Puisque

Dieu n’offre le ciel qu’en peinture

Napalm, tsunamis ou fariboles

Susurre-moi

Des bricoles

Et si nos voix sont cabossées

Que la chanson est trouée ... Au moins

Il y souffle encore des mystères

Tu peux m’embrasser

Nous, rois de rien, princes de nulle part

Si l’on est pieds et poings liés ... Au moins

Dans la chanson trouée, dare-dare

On peut encore s’aimer

Si tout fout le camp, tout se barre

Que même la chanson est trouée

Seuls les boutons y font la guerre

Venez, circulez

Ni premier mai identitaire

Ni aboyeurs de crânes rasés

Dans la chanson trouée, pères peinards

Nul besoin de la décliner

Et si la voix est cabossée

Que la chanson est trouée

C’est que certains manquent à l’appel

Je peux sans honte, y chialer

Puis, les yeux dans les cieux hilares

À nous voir vouloir les gratter

C’est avec eux aussi, soulards

Que je peux encore m’émerveiller

Les voûtes bleues, l’or des cithares

Décrivent un arc d’éternité

Il y passe un peu d’univers

Je t’y vois vibrer

Gavroches aux regards aimantés

Et amoureux s’y foutent la paix

De la chanson trouée, dare-dare

On peut toujours rêver

C’est la grosse pomme qui fend sa poire

Et les bords du monde écroulés

C’est, pour sûr, votre imaginaire

Allez, inventez

Naines blanches et naines noires

Peuvent leur mauvais coton filer... Au moins

De la chanson trouée, dare-dare

On peut encore s’échapper

Nous, rois de rien, princes de nulle part

Nous, rois de rien, princes de nulle part

Nous, rois de rien, princes de nulle part

On peut encore s’échapper