Released on November 18, 2025

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Encore un soir où j’suis face à ma feuille

Encore une nuit en quête d’inspiration

Face à tous ces mots je me sens bien seul

Tel une étoile dans une constellation

J’ai plus vraiment de considération

Pour l’être humain et pour son comportement

Vu que l’on traite notre planète n’importe comment

Notre présence sur cette terre une aberration

Je mе balade parmi les âmes pеrdues

De s’intégrer ici c’est super dur

J’ai qu’une envie c’est que mon art perdure

L’écriture c’est mon p’tit coin de verdure

Comme 3D j’veux respirer de l'air pur

Mais les nuages sont denses sur la capitale

La solitude et moi bah c’est Ad Vitam

J’varie le chaud et l’froid comme sur Mercure

Oui des amis j’en ai de moins en moins

Et des questions j’m’en pose de plus en plus

Dans ma tête y’a que des débats sans fin

Qui me pèse, qui font le poids d’une enclume

Pour l’instant j’suis sans label et sans tunes

Mais t’inquiète ça m’empêche pas d’avancer

Un conseil mets de côté tes rancunes

Avant qu’elles ne viennent bouffer tes pensées

J’donr’ai tout pour revenir en arrière

Et profiter pleinement de mon enfance

Quand on n’avait aucun plan de carrière

Et qu’on vivait insouciant dans l’errance

L’odeur des frites préparées par ma mère

Quand je rentrais affamé du collège

L’adolescence, les filles, les galères

Les potes, le foot, la kermesse, les manèges

Je repense à tout ça et ça m’allège

Du poids des responsabilités

J’veux croquer la vie avec avidité

Et j’t’assure que mes canines sont balaises

J’ai les deux pieds au bord de la falaise

Des années que j’me demande si j’dois sauter

J’aurai donné ma vie pour sa beauté

La brise du vent m’fait m’l’effet d’une caresse

On demande juste de vivre avec dignité

Laisser un monde correct à nos héritiers

J’fais du rap avec une vraie sincérité

Et si mes efforts paient ça s’ra mérité

Car l’but c’est d’gagner en visibilité

Mais sans perdre un dixième de ma vertu

Beaucoup d’gens me disent que c’est pas gagné

Et bah moi je me dis qu’c’est pas perdu

Dans mon cœur c’est un déluge d’émotions

Donc impossible pour moi de me tempérer

Y’a des gens des personnes, que j’ai tant aimés

Et de sales trahisons qui m’ont tant peiné

Beaucoup de relations que j’ai enterrées

Mais faut faire des choix la vie c’est comme ça

J’ai d’jà mis dans l’rap le prix d’une Corsa

L’impression qu’on n’se côtoie qu’par intérêt

Et demain faudra bien aller bosser

Dans l’espoir d’remplir un peu le caddie

C’est dur de réussir sans les brosser

C’est facile de vendre son âme à bas prix

C’est fini j’ai plus envie d’négocier

Avec tous ces humains qui sont sans cœur

J’avanc’rai sans aucune crainte et sans peur

Tant qu’il m’rest’ra des rimes dans le gosier

On essaye de survivre dans cette mascarade

Avec l’envie d’s’en sortir coûte que coûte

Beaucoup trop touchent le bonheur au compte goutte

Et se noient le soir dans des verres d’Patxaran

Mon quotidien c’est d’écrire des tas d’charades

En espérant que quelqu’un les déchiffre

J’vois l’humain qui s’entretue, se déchire

Pour des bout d’papier mais on trouve pas ça grave

Et côté relation j’te mens pas ça rame

J’suis encore en recherche de ma princesse

J’ai toujours pas digéré leurs bassesses

Donc pour l’instant dans mon cœur « No Pasarán »

J’suis honnête c’est vrai qu’j’me raconte pas d’salade

J’vois sur ma gueule défiler les années

Si j’vis pas d’la musique ouais ça s’ra fatal

J’irai voir l’paradis et ses vallées

Y’a plus d’place pour les personnes sensibles

Y’a plus d’place pour les personnes sensées

Maint’nant tout le monde est sur la défensive

Et prêche juste pour sa paroisse, son bosquet

Bah ouais j’ai pris des coups dans les gencives

La vie quand elle frappe faut savoir encaisser

Dans la course au bonheur bah j’suis pas pressé

J’ai l’impression d’débiter qu’des poncifs

J’remercie mes parents pour les sacrifices

Qu’ils ont fait pour que j’puisse en arriver là

Avoir un tel soutien ouais c’est rarissime

Sans eux j’aurai jamais pu porter ma croix

Dans la vie j’suis du côté des pacifistes

Mais sur scène je boxe comme le grand Tyson

J’te jure qu’tu peux déchirer comme personne

Alors fonce vers tes rêves car l’temps passe si vite

Avant l’rap ma vie c’était une page blanche

Mais j’ai pris mon stylo j’ai dit Banco

On m’a dit qu’c’était pas si mal mais pour faire maxi mal

Dans tes textes faut y aller franco

Si je suis seul en fait y’a p’têtre pas d’hasard

Je ne dirai pas tout j’suis pas grand bavard

Mundaka c’est mon talon d’Achille et l’époque d’Hit Machine

J’la regrette donc j’fais bande à part

J’suis seul avec mes textes posé d’vant la gare

J’attends qu’on m’indique le train d’la réussite

Si le Hip-Hop est mort bah j’le ressuscite

Fini d’être sur le banc donnez-moi l’brassard

Persuadé que la paix arrive tôt ou tard

De trouver le bonheur je vous l’souhaite à tous

Parole d’un gars arrivé dans c’Grand Bazar

Une après-midi d’automne 92