Héritage

By Davodka

On Héritage

Released on September 13, 2024

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[Paroles de "Héritage" ft. Deadi & Cenza]


[Couplet 1 : Davodka]

Il y a des pages de notre histoire que l’on aime, que l’on tourne ou que l’on oublie

Mais, pour se reconstruire parmi les débris, tristesse et rage font de bons outils

J’ai pris mes distances du précipice pour faire la fierté de ma génitrice

Depuis, je me sers de chaque pierre qu’on me jette pour me construire tel un édifice

J’ai le mot "bâtir" pour devise, mais ce serait plus facile si on l'faisait ensemble

J'suis pas très droit comme la tour de Pise, mais j’essaye de retenir mes mauvais penchants

Tu sais, les temps changent, j'suis c'pilier de comptoir devenu un homme lors des contractions

Pour l’avenir de mon gosse, je rêve de bases solides, les valeurs qu’on transmet sont leurs fondations

Je suis l’architecte qui reste terre à terre, qui préfère bâtir sans viser trop grand

Les étapes de la vie se montent pierre par pierre, des défaites, des victoires, souvent des faux plans

Et, si tout s’écroule, bah, j'recommencerai car, tout ce chantier, c’est le taf d’une vie

J’aime à croire que mes défunts peuvent me voir de très haut dans le ciel tout comme la muraille de Chine

Et sûrement qu'ça prendra plus d’une vie pour finir c'que j’ai commencé

Mais les murs sont chargés de notre histoire, n’écoute pas ceux qui cherchent à la romancer

Toi et moi, on va faire un pacte sur l’honneur et l’amour d’un père intact

Promets-moi de finir le travail et de t'rappeler que tout ça démarre d’un terrain vague


[Pont 1 : Deadi]

Eh les gens, hey

Wow, qu'-qu'-qu'-qu'-qu'est-ce qu'il s'passe ? Hey (han)


[Couplet 2 : Deadi]

Z'aurez qu'à tout filer à ma fille, quitte à c'qu'au final, elle en fasse que dalle

Et quitte à c'que ça finisse dans un des placards de la cuisine recouvert de bave

Comme obligé d'me calmer dès qu'elle m'regarde, faire semblant d'capter quand elle me parle

Et ça va faire bientôt deux ans qu'il y a plus qu'dans le reflet d'ses deux yeux que j'me sens quelque part

J'savais pas c'que j'allais faire de oim, et finalement, c'est elle qui s'en est occupée

Depuis qu'elle a décidé d'faire de moi son père, et d'ma cage thoracique son QG

Suffit qu'elle s'mette à s'taper une barre et j'me marre, elle te baffe si tu lui demandes de t'caresser

Elle sait même pas les faire qu'elle met déjà des clefs dignes de celle de Saku à ses jouets

J'pourrais la mater des heures à s'entraîner à faire le signe du Z avec ses oides

Ou à dessiner des fleurs, même si, au final, on dirait qu'des cercles avec des pattes

Elle aime trop casser les meubles, mater des Japonais casser des gueules

Et passer ses soirées à classer les skeuds de celui d'son tonton qui va vite à celui qu'aime que boire

Ouais, eh les gens

Comment voulez-vous qu'je vois les choses autrement qu'comme elles viennent ?

(Ouais) Elle lève les bras sur des clips de Bob au réveil

Et on m'dit dans mon oreillette qu'elle prépare à remporter l'César de meilleure comédienne


[Pont 2 : Cenza]

L'uZine

La secte avec un Z, Davodka, Deadi

La vie est tellement précieuse, il faut en prendre soin

Devenir des gens bien, lendemain après lendemain


[Couplet 3 : Cenza]

Y'a du sang qui coule dans mes veines, j’essaye au mieux de le respecter

Si la vie était une chienne, elle ne m’aurait pas fait respirer

J'prends plein d’choses comme une chance, j'remercie l'Seigneur

D'm’avoir donné mes parents pour le meilleur

J’ai la manière dans le caractère, on sait déjà qu’les chats n'font pas des chiens

Pour moi, tous les enfants d'la Terre sont les miens même si c’est pas les miens

On regarde souvent derrière parce que l’avenir est incertain

C’est vrai qu’il a l’air loin, très bien mais, tant que rien ne sort de mes intestins, je m’en bats les reins

Ce que la vie m’aura appris, c’est que l’on choisit ses amis

J'suis l'dernier descendant d'mes grands-pères à porter le même nom d'famille

Faut que j'perpétue la tradition dans un monde qui tourne sur des addictions

Et dire à mon gosse : "Tiens, regarde, fiston, bienvenue dans la maison que nous bâtissons"

Tous les jours, je me pose la même question : mais que laisserais-je comme dernière impression ?

Le matériel peut envier la fierté, l’amour ne compte pas les additions

Parfois, il faut faire confiance à sa vision, c’est par la loyauté que nous pactisons

Rattraper c'qu’on a merdé dans les projets que nous réalisons

J’ai déjà commis une erreur impardonnable, priver ce monde d’un nouveau sourire adorable

Maintenant, je me demande où est la morale si, de là-haut, on voit que tout n’est pas normal

Tous les actes ont une répercussion, tout c'que j'fais sera ma descendance

Alors j’ai décidé d'faire du son en attendant de procréer l’enfance

Il faut dessiner l’avenir, même si parfois, on n’a pas les bons crayons

C'qu’on va laisser avant de partir, on nous l’a donné avant qu'nous l’ayons

Le cycle continue et on y contribue

Sinon, on n'vit plus ; "Za-Cen "