Released on November 2003

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C’est du reflet

Dans la vie d’un nyctalope

Je le regarde dans ses deux réverbères

Je vis, je bebop

Je respire par mon temps

De l’air filtré par le vide

Je vais au-delà de l’écran

Qui le déguise en intrépide

Je ne le crains plus

Ni lui ni moi qui saigne

Sur le ring, dans mon jus

Tout con qu’il est qui règne

Alors comment disposer

De ce qui est mort en vous désormais?

Tout simplement en s’accommodant

De l’irréversible constat de décès

Ensuite prendre ce qui reste

Lui fixer un itinéraire

Celui d’un être libéré et leste

Jamais plus temporaire

L’aviser de ses droits matinaux

De ses droits plus qu’occasionnels

De ses droits diététiques fondamentaux

Et lui remettre ses effets personnels

Qu’il ait enfin le courage de lui-même

Qu’il se tienne droit debout

Pour qu’enfin le monde le prenne

Tel qu’il est, tel qu’un tout

Je balance, ondule éc?ure

Je n’entends plus rien

Ni frère, ni père, ni moi en dedans

Ni rien de mes balbutiements

Je frappe et me fait frapper

Je danse et nous fais valser

J’encaisse et casse à tout casser

Je donne à tout damner

Il faut bien en finir

J’ai dit il faudra bien en finir, faudra bien

Faudra bien en finir, faudra bien

Il le faut

Il le faut