Released on November 2003

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Meringue, chachacha, foxtrot

Mon slip tout brillant se meurt

Sous le maillot dont je me culotte

Il a l'éclat du soleil et du beurre

Je me voyais tellement aux États-Unis

Embrassé par un groupe d'élus

Entouré d'hurluberlus décatis

Adulant les invaincus

À moi les gens riches et célèbres!!!

L'avis des experts, des savants qui n'ont

Rien à faire des gens chiches et funèbres

Que ça saute!!!

Adieu les autres!!!

Mais pour l'instant cet adversaire :

L'insérer dans le marmeladier

L'injurier, le briser, son liquide l'en extraire

Le faire poisson, hareng à fumer

Le prendre pour un raisin puis, l'écrapoutir

Le bombarder d'obus, pire

Lui balancer des citrons nucléaires

Sur ses terrains règlementaires

Chanter ?J'aime New-York?

En dansant sur les parquets de son moral

Le saigner, je m'en moque

Faire de lui du sombre banal

Avoir trop d'un pouce pour le détruire

Trop d'un fil pour son cou rougi

Pas assez d'un âge pour l'haïr

Trop d'un moi pour un petit lui

Le travailler au buffet, sans abandon

Puis, dos aux juges, ne pas me gêner

Lui en échapper un sous le ceinturon

Lui faire un crâne sur son crâne cabossé

Juste un peu désobéir

Cesser un peu l'abus

De peaufinage et m'enfuir

Loin où je ne serai pas à demi-nu

J'en ai plus qu'assez

De voir au bonheur, que dis-je, aux tourments

De ceux qui me conseillent, encore plus outré

De me faire pour eux malheureux et déficient

?Lève le menton, ne tourne pas le dos

Ne baisse pas les bras, vois venir les coups

Bouge, virevolte, pas trop!!!?

On m'achète à rabais, je suis fou

L'amour que j'ai de mon art

Est supérieur à tous vos talents : inexistants

Vous les Saints

Les ? je-ne-te-veux-que-du-bien?

Qui parasitez l'homme exploité

Oui vous, les pillards absolus

Moi je n'ai jamais rien fait pour mes intérêts

J'aimais me battre, vous aimiez mes labeurs

Vous gagniez gros à ne rien faire

Vous vous colliez à moi, paresseux

Vous, vous minables imposteux...

Minables imposteux...