Released on November 2003

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Je vais mieux

Mon corps vibre et se soigne

Ses pompiers, ses docteurs, ses ramancheux

Concourent en mon corps et gagnent

Je le vois ce pantin

Frais comme un brouillard auroral

Maillot rouge et regard de crétin

Il est ici chez lui ce putois boréal

Je vais fendre son visage et puis

Lui obstruer l'avenir après

Écrapoutir son foie aussi

Investir son cervelet

Et...

Bang!!!

L'air n'est plus à mon corps

Qu'un souvenir épais

J'étouffe, j'étouffe

Le jour s'enfuit

Je tombe, il fait de moi un objet dont il jouit

Les sons deviennent des gaz

Je suis un fantôme indéfini

L'Homme se croit grandi même quand il écrase

D'insignifiants motifs sur le tapis

Moi, poisson plat, moi poisson-Monet

Le mal et le visage défait

Les plis et les yeux violets

Qu'est-ce que je suis laid

Qu'est-ce que je suis laid

Je suis laid, je suis si laid

Bang, bang bang, bang, bang bang bang

Bang bang, bang

Venez voir mon avaloir lippu

Se tordre, gluant et nu

S'abreuver à mon nez tordu

Voir mon front faire le mou pas cuit

Voir aussi les choux où entre le bruit

Je vois un diable souriant

Spectaculaire et pressant

Qu'enfin l'homme que je suis se relève

D'autant que les dix commandements

S'achèvent...ils s'achèvent...ils s'achèvent...

Les dix commandements

S'achèvent...ils s'achèvent...

...et je reviens...peu à peu...

Conscient, mon regard revoit

On fait quatre, on fait cinq, on fait six

On fait huit, on fait neuf enfin dix

Là!!! je suis droit!!!!

Là je suis droit, je me bats

C'est un printemps, un dégel

C'est moi, tout éveillé, bien alerte

Je suis un petit bazou manuel

Fiable mais inquiétant quand on l'achète

Je pourrais être un hélicoptère

Guillotinant ceux qui pensent

Que mon avenir n'est plus que derrière

Que mon déclin s'incarne quand mes pieds dansent

Bang, bang bang, bang bang

Ai-je encore l'âge de ce métier?

De ce cirque insensé, sourire, souriant

Me surnomme-t-on? Le Fini Magnifique? allez...

Le Grotesque Frappe-Dedans??

Qu'il est loin le temps de mon vrai visage

Dont les traits arrondis faisaient du faciès l'éventail

Du garçon doux et sage et en gage

De cerveau, du calme sous des cheveux au kilo

Des rêves intacts, des rêves étanches

Et des sentiments en vrac au comptoir du dimanche

Sous les traumas coulait doucement

Du nectar bien avant le sang

Ce sang est aujourd'hui

Un dérivé de latex

Un peu pauvre qui me conduit

Dans un système complexe

Quelqu'un quelque part

Ne voudrait-il pas sur moi par hasard

Souffler un tout petit vent de changement?

Clash et Clash et Boum

Clash et Clash et Boum

Il est si rapide

Je suis si lent

Si lent...