Peuple de statues

By Bluegram

On Automne

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S’ouvre le bal des silhouettes sans ombres, d’une danse macabre, statique et sombre

Les songes s’effacent, la noirceur illumine, dans de curieuses galeries où le désespoir s’agglutine

Aux ordres du Maître et de son fouet invisible, châtiments aux comportements irascibles

Un marionnettiste face à une audience muette, le regard forcé par la baïonnette

Les yeux vidés de sens, l’esprit s’embrume et tend lentement vers l’évanescence

Des kyrielles des corps s’érigent, la rage s’atténue, muselée par la main de fer qui dirige

La pensée unique fait sa propagande, au dessus du pavé on danse la sarabande

L’espérance abdique en étouffant ses cris, la société évolue nourrie au mépris

Refrain

Les pieds figés dans la lave

Voir le courage qui se love, d’un peuple de statues

L’innocence qui se livre

Et l’abattement de lève, d’un peuple de statues, d’un peuple de statues

Et l’abattement se lève

L’innocence qui se livre, d’un peuple de statues

Voir le courage qui se love

Les pieds figés dans la lave, d’un peuple de statues, d’un peuple de statues

Le mépris nourrit l’évolution de la société, les cris étouffés voient l’espérance abdiquée

La sarabande au dessus du pavé se danse, l’Unique fait une propagande qui se pense

Dirigée, la main de fer musèle, elle atténue la rage des corps qui s’érigent en kyrielles

L’évanescence lentement embrumée, autant de sens et d’esprit que les yeux sont vidés

Un bâillon pour une audience muette, la force du regard face à la marionnette

La race est la cible du Maître et de son comportement, son fouet invisible ordonne les châtiments

Dans des galeries illuminées, agglutinés face au désespoir, les songes sont curieusement noirs

Une danse macabre et statique a sombré, les silhouettes sans ombres ouvrent le ballet