Released on May 25, 2012

Thumbnail

Elle est inquiète, me sens prisonnier de la galère

Trouver du taff, comment lui dire que ça baisserai mon salaire ?

Heureusement j’ai pas de sœur, les petites sont fesses à l’air

Les bleus te massent les couilles avant de déclarer: "fausse alerte"

J’vais t’épater même si j’ai pas pris neuf balles

Le public est bluffé parce qu’au micro, ça bluff pas

Je vise la plume à Percee P, pour ça faut pas que je me précipite

Inspirez si j’apprécie le beat. Jamais loin du précipice

Authentique, si t’es un vrai, tu peux le sentir

Demande à mes gars si je suis en train de mentir

Les armes ont brandira si y’a besoin de les brandir

Marginal, j’ai vieilli avant de grandir

Mon concurrent, c’est moi-même

Hier ils me mettaient à l’écart, aujourd’hui, je le fais moi-même

Mentalement pas réparé, dorénavant préparé

Mauvais élève, j’aime souligner ce qu’ils aimeraient barrer

Dissident, on s’en bat les reins des élections

On sera jamais totalement droit comme une queue en érection

J’voulais la paix, on m’a dit : « C’est la guerre », Johnny Mad Dog

J’ai les poches pleines, ouais vu que j’ai les mains dedans

Départ à la mer, dés qu’on est refait, on les fuck

Mon mirroir est fissuré, je suis le reflet de mon époque

Ni un grand chanteur, ni un enchanteur

J’ai trop d’artères bouchées pour être un enfant de cœur

J’essaie d’éviter l’autopsie, achète ma ‘teille au proxi

J’baise les habitants de Neuilly, surtout Koxie

Mon vécu, c’est juste les galères d’un gars libre

Ça s’appelle « Arme Blanche », pourtant c’est du gros calibre

C’est rude à Paris même si tu dames au Léon

Si tu veux un bon appart’, il faut qu’tu t’appelles Napoléon

L’avenir me dit rien de bon du tout

J’suis au fond de la classe, au fond du bus, au fond du trou

Tu m’as connu y’a six ans, tu vas être surpris du changement

Remonte jusqu’à la genèse, tu verras que les anges mentent

2007, XXX, à la barraque, ça bouillonne

J’ai la touffe, les petits de la tess m’appellent Puyol

Si y’a des trucs sales à faire, j’t’assure on les fera

Y’a ceux qui ont la petite sourie et ceux qui ont les rats

Les rêves d’un gosse, des bandes uniquement d'où il vie

Y’a les rents-pa chez Tati, les fistons chez Louis Vui’

Charbonner des heures là où le soutien est désert

Sans argent, j’ai volé pour me donner des ailes

La confiance, un suicide, Tiens-le toi pour dit fils

Les intérêts nous unissent, les mêmes intérêts nous divisent

Oublie ce que les gens pensent

Les street-club quand t’es anonyme c’est honteux, quand t’es une star, c’est tendance

L’existence, une salope dés qu’elle quitte le stade de fillette

Loin de la gentillesse, d’une daronne antillaise

J’raconte une histoire, les autres racontent des histoires

Le seul aliment que je compte savourer, c’est la victoire

Un jour, j’ai trouvé le hip-hop, je ne sais pas où

Le délire prend de l’ampleur, des amis d’enfance m’appellent Bazoo

Laisse, recul toi et tous tes scars-la

Tu voudrais mon niveau ? Inscrits-toi au cours d’escalade

Le temps a opéré, la street a validé

Le tsunami qui arrive, à présent, t’en a une vague idée

On aime la paix, regarde nos foulards

Si tu veux ni du shit, ni des ennuies, je vois pas ce que tu fous là

Rouler en groupe, c’est facile : moins de seize à gratter

Un peu comme ce wack MC qui grâce au pèze a gradé

La télé vend du rêve pour garder les civils au calme

Ok, j’suis pas le meilleur mais je le deviens si Lino cane

Donne ma vie à ceux qui suivent entre le cimetière et le Bercy

La précise différence entre le « ci-mer » et le « Merci »

Le rap, c’est pas de la musique : c’est beaucoup plus

Me suit peu importe le transport, métro ou bus

Mon public est plus agé que moi, ton public est moins agé que toi

Ex-pute, pseudo-pote, condé sur ma trajectoire

Ça vit en France et ça immite le gang des Pirus

Fuck la droite, fuck la gauche, pas pour ça que je vote Bayrou

Sans sucer, je m’en sortirai

Le game a la diarrhée : tu rentres et tu ressors direct

Lorsqu’on me rappelle mes défauts, j’me braque

Si tes bijoux, c’est pas des faux, j’te braque

Au lieu d’agir, je me complains de ma perdition

Tu trouveras pas de note d’espoir sur nos partitions

Vodka, rhum, sky, absynthe, ignore la crise de foie

J’te mets au courant grâce à ma prise de voix

Vous serez mort avant que je nachave

J’perce pas car j’ai des couilles, eux ils ont que de la chatte