Conscience d’arabe

By Bakar (FRA)

On Rose du béton

Released on October 1, 2007

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[Couplet 1 : Bakar]

Je m'en bats les couilles du monde, le monde s'en bat les couilles de moi

Parce qu'il a fait trembler New York on voit le musulman autrement

Connais-tu la douleur de mon bled et de son silence ?

Ils pensent que si je porte la barbe je serai le porteur de la bombe

Guerre d'Algérie t'en rappelles-tu ?

Dédicace à sa résistance, à la pensée des militants

La haine se brûle à l'essence, votre pays est blessé

Les cultures différentes fait qu'il est métissé

Dès qu'y a un vol ils iront dire que c'est Kader

Dès qu'y a une bombe arrêtez de cibler tous les Beurs

Y'a que des cochons qui nous gouvernent sur Terre

Parfois le poids des mots pèse plus qu'un revolver

Nous sommes les beurs à tartiner d'après l'État

Mais le couscous ne sera jamais votre plat

Je manque pas de respect à ton catholicisme et tes croix

Fais-en de même envers nos sœurs qui portent le voile


[Refrain : Taïro]

Est ce la peur qui nous pousse à jeter la pierre

Et à nous montrer du doigt ?

Est ce l'ignorance l'indifférence qui tiennent la plume

Quand celle-ci rédige nos lois ?

Ça pue la haine et la violence

Y a quelque chose qui ne va pas

À quoi bon le cacher le taire

La différence n'a plus le droit


[Couplet 2 : Bakar]

Ma vie est un long contrôle d'identité

Où on me rappelle qu'j'suis la merguez dans le cassoulet

Si tu juges à la barbe et dis qu'j'suis intégriste

Alors dans ce cas ton propre Christ est intégriste

Chaque religion a ses extrémistes

Si je me rappelle bien celui qui a tué Rabin était un juif

USA première puissance et c'est la haine que tu prônes?

Avec des arguments qu'ont rendu Sharon stone

J'écris, ma douleur est mon moteur

Ils ont importé l'étranger en masse pour bosser comme main d'œuvre

Nous n'avons pas ton modernisme dans nos étendues de sable

Chez nous y'a toujours une place pour le pauvre à table

Pourquoi nos livres de paix deviennent livres de haine, livres de peine ?

Marianne je trouve que t'as viré extrême

Ils disent qu'on les a envahis

Et toi la France tu le sais que c'est l'étranger qui t'a reconstruit


[Refrain : Taïro]

Est ce la peur qui nous pousse à jeter la pierre

Et à nous montrer du doigt ?

Est ce l'ignorance l'indifférence qui tiennent la plume

Quand celle-ci rédige nos lois ?

Ça pue la haine et la violence

Y a quelque chose qui ne va pas

À quoi bon le cacher le taire

La différence n'a plus le droit


[Couplet 3 : Bakar]

Les pays les plus fortunés s'en vont braquer l'oseille des autres

Votre drapeau n'aurait point de valeur sans les nôtres

Hommage aux disparus, ceux restés à terre

Aux médaillés d'honneur, à ceux qu'ont combattu pour leur peuple avec cœur

À toi mon bled qui a cicatrisé tant de blessures

Aux étrangers dont la richesse est le sourire

Le monde a tremblé quand Bush a failli s'étouffer

Mais la presse dévoile pas le nombre de civils que l'Amérique a tués

Nos parents sont venus sans bagages ni savoir

Avec dans le cœur toute la valeur d'un bled et de son histoire

Je préfère me saigner pour les couleurs de mon village

Parce que la France de Sarko veut me faire trop de mal

Moi l'Afrique je l'aime avec ses joies et ses cultures

Tellement fier qu'on ne pourra point m'enlever le sourire

Ce gros porc a failli passer à quelques bulletins

Aux prochaines élections y aura nos voix dans le scrutin


[Refrain : Taïro]

Est ce la peur qui nous pousse à jeter la pierre

Et à nous montrer du doigt ?

Est ce l'ignorance l'indifférence qui tiennent la plume

Quand celle-ci rédige nos lois ?

Ça pue la haine et la violence

Y a quelque chose qui ne va pas

À quoi bon le cacher le taire

La différence n'a plus le droit


[Couplet 4 : Bakar]

Parce que celui que je crains est au dessus

Crois-moi nous sommes des serviteurs de Dieu donc tous des Abdullah

Et comment nous, jadis les sauveurs de ta nation

Sommes-nous devenus les étrangers que t'aimerais voir jetés aux lions ?

Aimés par certains, détestés par d'autres

J'rappe pour ceux qu'ont été tenus en silence, parqués dans des enclos

Tellement fier de notre peuple qu'on le revendique dans les textes

Et toutes les censures ne resteront qu'un prétexte

Ils font silence pour trois-mille morts à New York

Et pas une larme pour ces gosses morts de l'embargo en Irak

Beaucoup d'mes frères pigent pas les signes

Mon cœur s'balance à la dérive

Chaque grand livre se comprend entre les lignes

La guerre commence quand des États ne se comprennent pas

On entrevoit la paix quand des pilotes refusent le combat

France tu m'as appris ce qu'était le mot racisme

L'extrémisme n'est qu'une dérive de ce que t'appelles nationalisme


[Refrain : Taïro (*2)]

Est ce la peur qui nous pousse à jeter la pierre

Et à nous montrer du doigt ?

Est ce l'ignorance l'indifférence qui tiennent la plume

Quand celle-ci rédige nos lois ?

Ça pue la haine et la violence

Y a quelque chose qui ne va pas

À quoi bon le cacher le taire

La différence n'a plus le droit