Released on May 25, 2018

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J'entre en cabine, négro ça tire comme en temps de guerre

Vrais reconnaissent vrais, ce qui font semblant d'l'être

Ils ont zéro condi', j'leur ferai zéro cadeau

Chez eux, rien [?], ils ont tous des flows bateaux

Sept heures du mat' et j'pelle ce kamas

Les fleurs du mal, les textes de Karl Marx

Laisse faire le mal, laisse faire le karma

T'es béni amen, [?] t'amènent

Mais si tu veux pas m'aider, bah nique ta mère

J'fais des classiques, j'écris des tubes, j'pense à des clips de ouf

Baby mama, j'suis pas jaloux, j'ai trois fois l'style de celui qui te shoot

Je sais avec qui je bosse, je bave celui qui me biff

J'ai trop les crocs, wesh mes loups, dites-moi qui je bouffe

Bébé ma rime bloque, j'descends j'crame une clope

J'vais boire la 'teille avec trois têtes en bas du block

On refait le monde jusqu'à demain, j'suis déçu par l'humain

Tu vois quelqu'un par terre, au lieu de l'aider toi tu te moques

La fatigue se lit dans les yeux des darons du quartier

Soit je noir ou soit je compte, mais je charbonne le papier

J'vends d'la beuh naturelle, mon bénèf' c'est du beurre bio

Toujours le bon plavon quand il faut me sortir d'un bourbier

Caché au coeur de la brume épaisse

Mes loups sortent du bois quand la lune est pleine

Des peines sur le cœur, du feu sur les plaies

J'dors plus le soir, comme tu le vois d'ici, la vie est belle

J'sais pas c'que j'ai en ce moment, j'ai la haine, mon soss me manque

Pourquoi ma pétasse me manque, alors qu'j'dois voir plus maman

Blindé mon coffre, voilà mon pote, en ce moment moi j'pense comment

J'veux que tu saches, j'fais que du sale, à force c'est devenu sah

J'viens, poignet plus lourd que celui d'Mayweather

Trop téméraire, tu fais des airs, à m'rattraper tu mets des heures

J'suis le vrai messie, c'est tous des guez, merde cherchez l'erreur

Le calcul est simple, t'es ainsi t'as rien

Il m'reste encore deux trois joints pour rêver jusqu'à demain

Rappelle-toi on était ami mais maintenant on s'sert plus la main

Beaucoup bandent sur ta pute en demandant si tu vas bien

Métro, boulot, dodo, ouais nique sa mère hein

J'suis dans ma zone et je mange grâce à aux p'tites affaires hein

Me demande pas si on galère hein, on s'en bat les reins

On représente nos hood, ceux d'en bas, ceux qui valaient rien

De nos jours, les rappeurs aiment beaucoup trop la bêtise

Frère quand j'y pense, je trouve ça beaucoup trop pathétique

J'essaie d'me contenir mais j'sais qu'un jour ça va péter

J'la ravale mais ma haine a beaucoup trop d’appétit

Ouais, j'vais faire un tour en enfer quand le G s'emplifie

J'reviens sur Terre et j'me rends compte que les gens s'ont plus fou, ouais

Quelques conneries à mon actif, rien d'dramatique

Trop d'amour pour la famille, au moins j'ai ce plafond

On crève un jour ou l'autre, est-ce un raison d'rentrer dans l'meurtre

L'homme est un loup pour l'homme et pourtant on traîne en meute

A lutter tout le temps, j'rallume des bouts d'chanvre, on vit, on crève en meute

La vue est belle, la lune est rouge sang

Une série d'pompes pour m’apaiser quand j'me réveille d'un cauchemar

J'ai vu mes rêves enfermés dans une bouteille, un pochtar

J'suis dans la zone yeah yeah, je lis du Nietzsche, yeah yeah

Et j'suis trop blasé, j'fais la même tête quand je dors ou que je nique une bitch

Pendant la hess, les anciens tapent

Un jeune rentre armé dans un snack

Les gens voient un mec à terre, leur seul réflexe, c'est prendre un snap

Leur de-mon part en couille, j'préfère en rire, cache dans un sac

J'viens prendre mes sous, tant mieux si tout baiser riche alors c'est comment ?