La belle au bois dormant
A fermé les écoutilles
Elle hiberne
Elle hiberne
La réveillez pas
Laissez-la
La réveillez pas
Pas avant 2043
D'ici là jailliront des cascades
D’ici là vogueront les obscurs
D’ici là glisseront les combats
D’ici là j’aurai découvert
Lequel de mes plusieurs
Sera à même de la sauver
D’ici là je l’ai
D’ici là j’attendrai
La réveillez pas
Laissez-la
La réveillez pas
Ses congénères l’ont refroidie
Ses congénères crient au génie
Dans le doute ils se vantent
Réinventent la valériane
La réveillez pas
Laissez-la
La réveillez pas
Pas avant 2043
D'ici là j’aurai découvert
Lequel de mes autres oubliés
Aura l’aplomb de l'aimer
D'ici là je ferai flèche de tout bois
D'ici là je me serai consumé
D'ici là j'aurai balayé les cendres
Et tout ce qui s'ensuit
Je suis pas prêt
J'ai les pièces détachées
Quant à l'horloger
Ses minutes sont comptées
La réveillez pas
Laissez-la
La réveillez pas
Pas avant 2043
Pas avant 2043
Pas avant …
D'ici là j'aurai découvert
Lequel de mes plusieurs
Sera à même de la sauver
D'ici là j'attendrai
J’attendrai
La réveillez pas
Laissez-la
La réveillez pas
Pas avant 2043
Pas avant 2043
La réveillez pas
Laissez-la …
Alain Bashung joue ici sur l’homonymie entre “cryogénie” (l’étude de la physique à très basse température, souvent confondue avec la cryonie: le fait de congeler un être vivant, totalement ou partiellement) et “crier au génie”.
Il est vrai que congeler une personne pour lui faire traverser le temps relèverait du génie, car la science ne le permet pas encore.
