Released on March 14, 2006

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[Couplet 1]

Si avant tout j’devais décrire ma vie, elle serait sucrée

Tel le miel d’Alep

Dieu m’a donné une épouse qu’j’aime

3 p’tits anges doux à mon cœur, mes yeux, mes viscères

Après le flou d’ma jeunesse, j’compris à quoi ma vie sert

Mais les cicatrices sont bel et bien là, vestiges de tourmentes

À les entendre j’connus qu’l’amour brutal au sein des tournantes

Comme si l’existence n’était pas éprouvante

En bout d’course, il fallait en plus de cela qu’ils nous mentent

Les loups d’la bourse et les chiens d’la politique, affichent l’épouvante comme une arme suprême

C’est bien l’humanité entière qui perd de sa superbe

Le genou honnête plie sous l’poids dément de l’argent

Insulté 1000 fois, j’voudrais encore avoir confiance aveugle en m’sieur l’Agent

Mais il avance grimé et tourne

Ironie du sort, viscéralement j’ai toujours eu peur des clowns

J’ai vu vot’démocratie s’mesurer en dollars

Quelques millions et l’Ohio devenir l’Angola

Que dire d’vant les massacres, que j’suis un p’tit poète de

Zone suburbaine

Au lieu d’l’essentiel, ils désignent mes rimes comme étant le problème


[Refrain]

Blessé, mes mots viennent mourir, pour toi

Des mots blessés, blessés, blessés


[Couplet 2]

Si ensuite j’devais décrire mon enfance, j’la peindrais en bleu

Même avec l’amour d’mes parents scindés en deux

Car face à l’épreuve, j’ai bâti Alamut, au bord d’mes lèvres

Comme Hassan Sabbah a répandu la terreur, au cour du monde des lettres

Une armée d’vers assassins, live de la retraite

Forgée dans l’respect, pas dans la haine qu’on m’prête

Car si c’n’est pas à la fin d’leur monde avili qu’on assiste

J’vois aussi des soi-disant frères dans les mosquées crier

Et donner dans l’prêche raciste

Alors qu’ils doivent sourire, ils lancent des regards noirs

Et une mine triste

Comme si leur mère venait d’mourir

Lassé d’les suivre, j’écoute «Hamzé la raison »

Je parle de paix et des barbares belliqueux, veulent raser ma maison

Tous les soirs à 20h, horrifié d’vant l’écran

Ode à l’amnésie quand dans tes bras, chaque seconde de toi je m’éprends

Mes peurs s’volatilisent quand elles effleurent tes sourires

J’viens d’marcher dans cette vie, j’espère que Dieu me laissera courir

Sinon tant pis, c’est lourd à porter, j’ferai mon chemin

Quoi qui s’passe, tempête, cyclone, orage ou temps serein


[Refrain]

Blessé, mes mots viennent mourir

Pour toi des mots blessés , blessés, blessés


[Couplet 3]

Si pour finir j’devais choisir ma mort, ce serait en sommeil

Fauché en plein rêve avant de revoir le soleil

Si seulement elle pouvait arriver tard j’finirais mes livres

Buvant sur tes lèvres, tellement d’nuits, que j’en serais ivre

Traité décisif, c’que j’voudrais, chaque rime subit la gravité

Et j’pousse mes vers

Comme c’fou de Sisyphe, mon carnet jauni par la lumière des étoiles sous les toits

P’tèt on se rappellera, que j’noircissais ces parchemins sous mes doigts

Que j’promenais au pays, sous les ficus émeraude

Que j’combattais tous les tyrans, qui marchaient sur les

Traces d’Hérode

Tu sais la paix s’respecte, sa défense s’résume pas à quelques

Caches d’armes qu’on inspecte

Si certains placent leur avenir sous la toge d'IBlîs

La justice tire aucune gloire de l’assassinat vif de ses fils

On peut s’mentir, abrité derrière 1000 artifices

La vie est une mère, elle gardera le sens du sacrifice

Rien n’est plus noble qu’une cause juste, oppressée

Acculée au mur, dernière défense, c’est mes mots blessés


[Refrain]

Blessé, mes mots viennent mourir

Pour toi des mots blessés , blessés, blessés