Released on 1998

Thumbnail

[Couplet 1 : Ol'Kainry]

Yo, je lâche une globale vision sur du positif et de la dérision

Les choses que je vois en dehors de la télévision

Une vision d'un panorama, je vois des hommes, des femmes

Je vois des gens qui triment des gens qui dament

Des gentilles dames, je vois mon quartier dans les flammes

Je vois des gens qui se laissent aller, je vois des gens qui rament

Je vois du quotidien, je t'assure ça fait plus flipper

Un mec de cité à terre shooté par au moins 10 pieds

Je vois des gens qui kiffent ça, d'autres qu'évitent ça

Certains partent en prison recommencent même en dépit de ça

Agression de livreurs de pizza, des violences on voit que ça

Je vois le monde bientôt comme Mad Max

Je vois des jeunes paumés ados dans la de-mer traînant tard le soir

Comme s'ils n'avaient pas de père ni de mère

Et des keufs vénères en fourgonnette roulant derrière

Chercher les jeunes qui leur ont lancé toutes ces pierres hier

Je vois des réjouissances, je vois des tristesses

Je vois des injustices aussi, je vois mes parents qui stressent

Je vois la merde dans ma life mais mon disque dans les bacs

Je vois mon B.E.P loupé alors que mes potes ont eu leurs bac

Je vois des gens sains, je vois des gros seins

Je vois des gens qui ont faim

Des gens qui me disent : à quoi tu penses hein je vois des frères en prison

Des jeunes qui se tapent sans raison, je vois un quartier malade et pas en voie de guérison

Je vois des catins, des putes traitées de la sorte

Des gars qui fuckent sans capote, des keufs qui frappent à la porte

Tous les vieux de la tess, poste Thomson bédos, re-biè

Je vois qu'les rabzas et négros ne rêvent que de gros billets

Je vois des gens qui veulent qu'on s'unisse, je vois des sales Le Penistes

Des pour, des contres et ceux qui s'en battent le pénis

Je vois l'agression verbale le pentagone for ever

Je transmet ma vision, essaye de faire de beau rêve

[Refrain : Georgetown] x2

La rue un enfer, ses galères et ses mentalités, je vois

La violence des hommes et leurs brutalités, je vois

Un monde qui tourne pas rond où beaucoup pètent les plombs, je vois


[Couplet 2 : Ricardo]

Je sors de chez moi, j'ouvre les yeux j'observe le monde autour de moi

Je vois mais je ne comprends pas pourquoi lui et pourquoi pas moi

Toujours les mêmes qui ont, les mêmes qui n'ont pas

Je vois en bas de chez moi le schéma, d'une vie faite de haine et de combat

Une vision tragique de jeunes sur qui le malheur s'abat

N'ayant pas d'autres choix pour subsister que d'être en froid avec la loi

Je vois des frères partir ne plus jamais revenir

Des mères qui pleurent le martyr de voir un fils mourir c'est dur il n'y a rien de pire

Je vois la dure réalité parfois c'est dur à accepter

C'est dure de voir un jour les keufs dans la cité débarquer

Puis sous tes yeux impuissants ton ami menotté et brusqué

Déféré au parquet pendant de longs mois dire au revoir au quartier

J'ai vu de mes yeux vus les déboires de la rue

Ceux tombés sous son emprise, ceux qu'elle a abattu

À coup de lames on se tue, la loyauté de nos jours n'existe plus

Le respect a disparu, la loi du plus fort ici c'est la seule issue

Je vois les dégradations de mon quartier

Où les bizness illicites fleurissent dans les cages d'escaliers

Défilé coste-La, Ralph Lau de la tête jusqu'au pied

Prêt à tout même à tuer pour une liasse de billet

J'observe et constate avec émois, oui crois-moi

Que la justice de ce pays n'est pas faite pour toi et moi

Que l'inégalité règne encore au sein des lois

Parfois je suis hors de moi

Lorsque je vois nos parents trimer pour un salaire pitoyable à la fin du mois

Ah ! Dure journée j'ai eu ma dose d'horreur enfin je croyais, je rentre chez moi

J'allume la télévision, je vois, un monde plongé dans le désarroi

Aux quatre coins du globe ça pleure et ça se larmoie

Pourquoi certains héritent de la misère et des guerres

D'autres ont de la caillasse à ne plus savoir quoi en faire

Mais qui pourra élucider ce mystère

J'en ai tellement vu qu'a présent, je ferme les yeux pour ne plus rien n'y voir

Trop de haine, de peine et de désespoir